Trafic non humain & robots illégitimes

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IAB Canada souhaite attirer l’attention sur la question du trafic non humain : c’est-à-dire le trafic provenant des robots ou « bots », qui est comptabilisé comme un trafic réel. Les robots légitimes existent pour exécuter des fonctions utiles, sont bien connus et sont filtrés pour être exclus des mesures de marketing; ce sont les robots illégitimes, conçus pour gonfler le trafic à des fins frauduleuses, qui nous préoccupent. Lors d’une réunion récente de dirigeants des éditeurs, des agences, des publicitaires et des entreprises de technologie, les robots ont été identifiés comme un problème important auquel notre industrie doit actuellement faire face et qui nous empêche d’adopter des mesures plus perfectionnées.

Le trafic provenant de robots peut toucher tous les intervenants du marché et, par conséquent, un effort coordonné des acheteurs, des vendeurs et des spécialistes des technologies est nécessaire pour l’éradiquer. Un petit groupe d’experts travaille à l’identification des initiatives tactiques qui nous indiqueront peu à peu les étapes nécessaires pour comprendre, quantifier et relever le défi que représentent les robots, ici au Canada.

Le problème des robots existe encore en raison du manque de mesures dissuasives pour y mettre un terme. Lorsque les vendeurs de trafic provenant de robots sont exposés, le pire qui peut arriver, c’est d’être désinscrit d’une chaîne d’approvisionnement; les vendeurs de trafic de robots concernés sont alors libres de se réinscrire sous un autre nom ou URL, ou de se réinscrire à d’autres échanges.

Le peu d’obstacles à l’entrée sur le marché permet le trafic provenant de robots. Les acteurs malveillants choisissent les échanges et les réseaux où ils peuvent le plus facilement inscrire et monétiser les médias avec des robots, tout en restant le plus anonymes possible. Ce ne sont pas tous les échanges et les réseaux qui fonctionnent sur les mêmes bases. Certains ont davantage de « friction » pour l’inscription et le paiement que les autres, ou offrent des dispositions « d’échange privé » qui empêchent l’anonymat du vendeur.

Les annonceurs et les éditeurs sont menacés par le trafic provenant des robots. Les éditeurs qui achètent du trafic, par les échanges ou d’autres moyens, s’exposent et exposent potentiellement leurs clients aux robots.

Le trafic des robots est programmé pour produire des résultats qui attirent d’autres investissements dans les médias. Les annonceurs peuvent constater que les robots exécutent des actions particulières ou des visites sur leurs sites afin d’augmenter la valeur des médias avec des robots offerts par l’entremise des canaux de vente. Cela infecte l’achat de médias, en plus de perturber les IRC des annonceurs, plus particulièrement s’ils utilisent des modèles de mesure désuets (c.-à-d. taux de clics publicitaires, attribution de dernier contact). Les tentatives visant à supprimer les résultats générés par les robots sont parfois ralenties par la vision à court terme agressive de retenir et d’améliorer l’historique des IRC.
Les membres d’IAB Canada cherchent à protéger un marché dynamique en pleine croissance. En collaborant pour partager les connaissances, discuter des problèmes et élaborer des initiatives, nous croyons que nous pouvons aider les industries des médias et du marketing à prospérer dans l’économie numérique.